Ecrire pour le Web
Le Webwriting est une discipline complexe. Il convient tout d’abord d’indiquer ce qu’il ne faut surtout pas faire. On peut retenir les sept (ou plutôt six) pêchés capitaux de Muriel Vandermeulen : tout y est dit.
Je privilégie quatre axes.
La simplicité
On peut évidemment émettre des règles sur « l’écriture simple » : phrases courtes, pas d’adverbes, peu de mots « compliqués » (sauf si la cible visée le permet). En clair, aller au but. Cependant de longs articles peuvent captiver le lecteur. Il s’agit alors d’utiliser un style fluide qui invitera l’internaute à ne pas, tout simplement, interrompre sa lecture. Par ailleurs, on peut tenter de régir cette discipline par quelques règles mais rien ne remplacera jamais la prédisposition littéraire d’un Webwriter.
L’absence de discours commercial
Comme le souligne Jakob Nielsen dans « Site Web : priorité à la simplicité » : « Ne vous lancez pas dans un style ampoulé. Les utilisateurs préfèrent un langage factuel et sont découragés par tout ce qui sonne trop promotionnel ou exagéré ». Evitez la promotion emphatique qui repoussera votre lecteur.
L’identification d’une cible
La première question que doit se poser un Webwriter est : pour qui écrire ? Le professionnel doit être en mesure d’adapter son discours. Ainsi il doit disposer de styles divers selon plusieurs critères : âge, temps dédié à la lecture, niveau de compréhension (style simpliste à élitiste), objectifs du client vis-à-vis de cette cible (image de marque, fidélisation, adhésion).
Le respect de la langue française
Comme toute publication, l’écriture pour le Web doit respecter les règles de la langue française. Lorsqu’une faute est détectée, elle ternit considérablement l’image du site, et donc du client. Prenez peu de risques avec la langue française et tous ses accords. Faites-vous relire !
Lien extérieur : l’excellent article d’Eric Delcroix sur le Webwriting.